Ici, normalement, il devrait y avoir un paragraphe qui explique que j'aime bien réaliser des montages électroniques et programmer des interfaces entre le monde des vrais gens et celui des ordinateurs.
Je pourrais dire que je démonte tout ce que je trouve depuis que je suis gamin et que ce qui me motive, c'est de savoir comment ça marche. D'ailleurs le fonctionnement des choses m'intéresse tellement que j'ai un DUT en génie mécanique et une maîtrise en psychologie cognitive.
À un moment, je me suis dit que ça serait bien si je faisais des choses au lieu de les démonter. Du coup c'est ce que j'ai fait, je me suis mis à souder et à programmer, à mesurer et à percer en tirant la langue et en fermant un oeil, à apprendre chaque jour de nouvelles choses en faisant des court-circuits ou en me prenant la tête à débugger un programme.
Je démonte toujours beaucoup, mais maintenant je propose de fabriquer des trucs pour les autres. Si vous avez une chouette idée, elle est peut-être réalisable. Si c'est réalisable, je peux sûrement la fabriquer. Si vous voulez qu'on en discute, contactez-moi !
Théoriquement c'est le moment de montrer les machins que j'ai faits (ou réparés, ou améliorés).
En attendant que je remette la main sur ces belles images, vous pouvez toujours lire les paragraphes ci-dessous à propos de deux de mes réalisations :
Je travaille avec un collectif d'artistes basé à Dijon, le Collectif RAS. Pour le spectacle Objecto Sonata, j'ai réalisé un système d'éclairage à base d'écrans d'ordinateur. Seize écrans, pour être précis, reliés à un boîtier commun qui les commande en HSV (teinte, saturation, valeur), lui-même piloté via midi par un ordinateur faisant tourner un patch Pure Data. Voyez le patch ici et des photos du résultat ici.
Je bosse également avec Antoine Dumont sur deux spectacles, le Mur du Son et Percuson. Il fallait un moyen de faire gigoter les boomers de 48 enceintes de 48 manières différentes. J'ai donc réalisé un synthétiseur à 48 voies piloté en midi. Ou bien 48 synthétiseurs monophoniques, comme on veut. Chaque synthétiseur est un ATmega168 (je les aime bien) qui fait tourner un programme de DDS (Direct Digital Synthesis) : au menu, un oscillateur, un LFO, 3 formes d'onde (triangle, carré, sinus, ça suffit) commandées en fréquence et amplitude. Échantillonnage à 16kHz sur 8 bits, la grande classe pour faire fumer ces enceintes qui n'avaient rien demandé. Pour ne pas avoir les yeux collés devant l'écran pendant le jeu, j'ai aussi réalisé la partie électronique d'une grosse surface de contrôle midi sur pieds faite pour être jouée en duo : 20 potentiomètres, 20 interrupteurs, le bonheur.